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Dans son foyer, Anne était aimée, mais elle n’avait point d’enfants. Cette situation faisait d’elle la risée de sa rivale, et, avec le temps, l’amertume la gagnait.
Oui, sa rivale lui prodiguait des mortifications, pour la porter à s’irriter de ce que l’Eternel l’avait rendue stérile. Et toutes les années il en était ainsi. Chaque fois qu’Anne montait à la maison de l’Eternel, Peninna la mortifiait de la même manière. Alors elle pleurait et ne mangeait point.

Beaucoup vivent de ces situations où, dans l’entourage proche, quelqu’un profite de circonstances défavorables pour enfoncer, accuser et culpabiliser. Certes, on peut être à l’origine de ce qui nous arrive, mais dans certains cas, on n’y est pour rien : on ne fait que subir.
Rebondir et aller de l’avant n’est pas simple quand la déprime, voire la dépression guettent. Et même si Anne n’était pas seule, la prévenance, la consolation et l’amour d’Elkana, son mari, ne changeaient rien à sa tristesse.

L’attitude d’Anne est un exemple pour tous les croyants. En effet, cette femme, au lieu de s’endurcir comme pour se venger de sa rivale, cherche Dieu, le Seul capable de combler une vie. C’est comme cela qu’ayant beaucoup pris sur elle, Anne se leva, après que l’on eut mangé et bu... et, l’amertume dans l’âme, elle pria l’Eternel et versa ses pleurs... Comme elle restait longtemps en prière devant l’Eternel, celui qui officiait dans le temple, observa sa bouche. Anne parlait dans son coeur, et ne faisait que remuer les lèvres, mais on n’entendait point sa voix. Eli pensa qu’elle était ivre, et il lui dit: Jusqu’à quand seras-tu dans l’ivresse ? Fais passer ton vin.

Malheureusement, il arrive souvent que des personnes discrètes vivent ainsi une surenchère dans leurs difficultés.
Mais Eli était un homme qui aimait Dieu, mais il n’en demeurait pas moins homme dans toute sa faiblesse et sa méconnaissance des pensées profondes de chacun (cp. 1Cor 13/9-12). C’est vrai que nous vivons tous différemment les moments faciles ou difficiles de la vie. Aucune règle ne peut être établie. Et quand l’actualité rapporte des tragédies, il est régulier d’entendre l’entourage proche du coupable déclarer n’avoir rien soupçonné.
Un jour, alors que je parlais de l’œuvre de Christ à un SDF, cet homme me dit en substance : « Nous, on vit dehors, à la vue de tous. Mais, eux, dans leur maison, ils cachent tout. Nous, c’est pas beau ; mais eux, c’est pas mieux ! » Si ces mots sont à relativiser, sont-ils vraiment faux quand on sait que des drames se vivent au quotidien !

Raillée, dénigrée, Anne se voyait maintenant insultée. Néanmoins, elle demeurait bonne et douce en répondant avec humilité : Non, mon seigneur, je suis une femme qui souffre en son coeur, et je n’ai bu ni vin ni boisson enivrante; mais je répandais mon âme devant l’Eternel. Ne prends pas ta servante pour une femme pervertie, car c’est l’excès de ma douleur et de mon chagrin qui m’a fait parler jusqu’à présent.
Anne ne s’est pas endurcie dans l’épreuve parce qu’elle se reposait sur Dieu. Cela faisait des années qu’elle priait, et que sa douleur augmentait, pourtant elle demeurait fidèle, sachant en qui elle croyait.
Cette foi ferme est le résultat d’une action de Dieu. Oui, Anne savait que le Seigneur peut tout, qu’Il l’aimait et quIl ne la délaisserait jamais (Héb 13/5).
Jésus aussi vécut l’excès de douleur. Dans ces moments, Lui, Dieu fait homme, voyait des grumeaux de sang perlés de son front, tant le combat était rude pour porter mon péché et votre péché.
Consciente, Anne fit un voeu, en disant: Eternel des armées ! Si tu daignes regarder l’affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n’oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un fils, je le consacrerai à l’Eternel... (cp. 1Sa 1/4-17).
Dit autrement, Anne décida de renoncer sincèrement à ce qu’elle désirait le plus ardemment : un fils. Là, parce qu’elle accepta d’entrer dans la vie de Dieu, elle fut exaucée au-delà de ce qu’elle pouvait imaginer de mieux. En effet, elle compta 5 enfants, quand à son aîné, Samuel, il fut un juge illustre en Israël.

Il n’y a pas de chantage, Dieu sait comment diriger au mieux votre vie, mais Il ne le fera que si vous la lui confiez librement.
Sans cette attitude, Anne, comme beaucoup aurait pu rebondir en nourrissant des sentiments amers de vengeance. A vue humaine, cela peut paraître juste, mais, devant Dieu, est-ce bien quand Il assure aux siens, en Christ, la victoire, Sa victoire ?

Jésus-Christ est Dieu, Lui seul a des projets parfaits. Pour obtenir Son intervention, faites comme Anne, ne cherchez pas à entrer dans une spirale animée par l’amertume, mais prenez du temps, tenez vous devant Dieu dans la prière, Il agira.

 
 
 

 
 
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